Emploi des seniors

Conférence TER : après sept mois de travaux, les débats sont clos

salariés

La conférence Travail Emploi Retraites a été lancée à l’automne 2025 pour remettre sur la table, dans un même mouvement, les questions de conditions de travail, d’emploi et de retraites. Son cap a été fixé publiquement lors de la plénière du 5 décembre 2025 au CESE : poser un diagnostic partagé, croiser les enjeux du privé et du public, et faire émerger des pistes utiles pour le débat social et politique à l’approche de 2027, sans ouvrir formellement une négociation interprofessionnelle.

  • La première phase s’est achevée le 3 juillet 2026, après sept mois de discussions.
  • Le rapport de synthèse, rédigé par Jean-Denis Combrexelle, Anne-Marie Couderc et Pierre Ferracci, est annoncé pour la rentrée ou début septembre 2026.
  • Pour la CFDT, le point décisif est clair : on ne peut plus traiter les retraites sans parler du travail réel, de l’usure professionnelle, des parcours, des jeunes, des seniors et désormais aussi de l’impact de l’IA.
  • Pour l’agri-agro, les enjeux sont concrets : TMS, manutentions, chutes, horaires décalés, attractivité des métiers, maintien en emploi des seniors et accès effectif à la retraite progressive dès 60 ans.

Derrière l’intitulé un peu technocratique de la conférence TER, il y a une question très simple : comment permettre aux salarié·e·s de tenir dans leur travail, de rester en emploi sans y laisser leur santé, puis de partir en retraite avec davantage de justice ? Pour les travailleuses et travailleurs de l’agri-agro, cette séquence compte double : parce que la pénibilité y est une réalité de terrain, et parce que les débats de la rentrée pèseront sur les futurs arbitrages sociaux.


Vignette de la plénière d’ouverture de la Conférence Travail Emploi Retraites au CESE le 5 décembre 2025

La plénière d’ouverture au CESE a posé les trois axes de travail de la conférence : mieux travailler, renforcer le modèle productif et repenser l’avenir des retraites.

Ce que l’on sait à la mi-juillet 2026

Officiellement, la conférence a été annoncée le 4 novembre 2025. Répondant à une question au gouvernement à l’Assemblée nationale, le ministre du Travail a expliqué qu’il s’agissait de lancer une conférence dite TER pour traiter conjointement le travail, l’emploi et les retraites. Il a alors présenté trois angles principaux : mieux travailler, lier emploi, productivité et compétitivité, et mieux penser la dernière partie de carrière.

La plénière inaugurale du 5 décembre 2025, organisée au CESE, a ensuite précisé la méthode. Le CESE parle d’un cycle de travaux courant jusqu’à l’été 2026, centré sur trois thématiques : travailler mieux, renforcer le modèle productif et repenser l’avenir des retraites. Le CESE insiste aussi sur un point essentiel : les ateliers ne sont pas des séances de négociation, mais un espace de discussion destiné à élaborer des solutions communes pouvant alimenter l’agenda social.

Le calendrier connu a ensuite été jalonné par les dates suivantes : premier atelier le 30 janvier 2026, puis les 20 février, 13 mars, 17 avril et 22 mai, avant une phase finale resserrée avec une séance le 19 juin, une autre le 1er juillet consacrée aux retraites, et une dernière le 3 juillet. C’est à cette date que la première phase a été close, avec un rapport désormais renvoyé à la rentrée.

« Le moment est maintenant venu pour la conférence de s’engager dans une phase plus opérationnelle : formuler des propositions, exprimer les points de convergence dans le respect des sensibilités particulières de chacune de vos organisations, et ne pas cacher les divergences. […] Si cette conférence TER n’est pas une enceinte de négociation, elle doit être utile ! »

Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, le 22 mai 2026, cité par la CFDT UFETAM, source.

Dans le compte rendu officiel de la séance de questions au gouvernement du 17 juin 2026, le ministre a d’ailleurs confirmé devant les député·e·s que la conférence « rendr[a] ses conclusions en septembre ». À la date du 15 juillet 2026, les sources consultées convergent donc vers un même constat : travaux clos, rapport non encore public, restitution annoncée pour la rentrée.

Ce que porte la CFDT dans cette séquence

La CFDT s’est investie dans la conférence TER avec une ligne constante : remettre le travail au centre. Dès l’ouverture, Marylise Léon a affirmé la volonté de la confédération de prendre au sérieux cette démarche. Puis, au fil des ateliers, Yvan Ricordeau et Isabelle Mercier ont martelé la même idée : les retraites ne peuvent plus être pensées comme une pure variable financière, déconnectée du vécu au travail, de la prévention, de la santé et des parcours professionnels.

« La CFDT se bat depuis des années pour faire du travail un sujet d’importance nationale. »

Marylise Léon, lors de la première journée inaugurale, reprise par CFDT-Agriculture, source.

« Le lien est désormais fait entre le travail, l’emploi et l’avenir de notre système de retraites. […] La retraite, c’est avant tout une question de travail. »

Yvan Ricordeau, secrétaire général adjoint de la CFDT, repris par la CFDT UFETAM, source.

À mi-parcours, la CFDT a aussi poussé pour sortir d’une logique en silos. Lors de la phase « plus opérationnelle » engagée à partir du 22 mai, Isabelle Mercier a mis en avant trois sujets appelés à peser dans le rapport final : l’intelligence artificielle, la pénibilité et l’usure professionnelle, et la jeunesse. Ce triptyque est cohérent avec les revendications historiques de la CFDT : qualité du travail, prévention, parcours professionnels et justice sociale tout au long de la carrière.

« La CFDT l’a dit et redit : la question des retraites ne peut être abordée sans parler du vécu des travailleurs. C’est bien l’erreur qui a été faite lors de la dernière réforme. »

Isabelle Mercier, secrétaire nationale CFDT, reprise par la CFDT UFETAM, source.


Vignette de la vidéo CFDT Web-TV sur la conférence sociale Travail et retraites avec Marylise Léon et Mylène Jacquot

La Web-TV CFDT du 3 novembre 2025 présente Marylise Léon et Mylène Jacquot expliquant les enjeux de la conférence.

Pourquoi cela compte directement pour les salarié·e·s de l’agri-agro

Le sujet n’est pas abstrait. Selon GraphAgri 2025, l’ensemble agriculture + agroalimentaire représente 1,4 million de personnes, soit 4,8 % de l’emploi en France. Autrement dit, quand la conférence TER parle d’usure, de parcours, de jeunesse, de seniors et de retraites, elle parle aussi d’un pan majeur du salariat de nos filières.

Dans l’agroalimentaire, la question de la pénibilité ne relève pas du slogan. L’Assurance maladie rappelle que, dans ce secteur, 97 % des maladies professionnelles reconnues sont liées à des TMS, pour un coût annuel supérieur à 77 millions d’euros et plus de 930 000 jours de travail perdus. Dans les filières boulangeries, pâtisseries industrielles et pâtes, elle signale aussi que 62 % des accidents sont liés aux manutentions manuelles, 20 % aux chutes, et que les TMS représentent là encore 97 % des maladies professionnelles, avec près de 174 656 journées perdues par an.

Ce diagnostic rejoint les travaux de l’Anact, pour qui l’amélioration des conditions de travail constitue un levier majeur d’attractivité et de performance dans la filière alimentaire. C’est un point clé pour la CFDT Agri-Agro : si les métiers restent cassants, si les carrières sont hachées, si les organisations du travail continuent d’user les corps et de décourager les jeunes, alors ni l’emploi durable ni l’équilibre du système de retraite ne pourront tenir dans la durée.

Il existe aussi des leviers concrets déjà ouverts. Depuis le 1er septembre 2025, la retraite progressive est accessible à partir de 60 ans pour les assuré·e·s du régime général, de la fonction publique et des régimes des salariés et non-salariés agricoles. Les conditions principales sont connues : avoir au moins 60 ans, disposer de 150 trimestres et réduire son activité. Pour les salarié·e·s, le refus de l’employeur doit désormais être davantage motivé. Pour les salarié·e·s agricoles, la MSA en précise les modalités.

Concrètement, cela signifie que la rentrée 2026 devra porter, dans les entreprises agri-agro, sur des revendications syndicales très tangibles : prévention des TMS, traçabilité des expositions, aménagement des fins de carrière, accès réel à la retraite progressive, maintien dans l’emploi des seniors, formation et évolution professionnelle pour ne pas enfermer les salarié·e·s dans les postes les plus exposés. Cette lecture est directement cohérente avec les thèmes officiellement retenus dans la conférence.

Tableau comparatif des positions des acteurs

ActeurPosition expriméeCe que cela peut changer pour l’agri-agro
GouvernementLe gouvernement présente la conférence comme un espace pour poser un diagnostic partagé sur le travail, l’emploi et les retraites, avec trois axes : travailler mieux, renforcer le modèle productif, repenser l’avenir des retraites. Il assume qu’il ne s’agit pas d’une négociation, mais d’un travail utile dont les conclusions sont attendues en septembre 2026.Si le rapport débouche sur des recommandations concrètes, les sujets de prévention, de fins de carrière et de parcours professionnels pourraient redevenir centraux dans les filières à forte usure.
CFDTLa CFDT défend une ligne nette : pas de réflexion sur les retraites sans réflexion sur le travail réel. Elle insiste sur le lien entre travail, emploi et retraites, et met en avant la pénibilité, l’usure professionnelle, la jeunesse et l’IA comme sujets structurants pour le rapport final.Cette approche colle aux réalités de l’agri-agro : elle soutient les revendications sur les TMS, l’organisation du travail, les transitions de poste et la retraite progressive.
FOFO juge la finalité de la conférence longtemps trop floue et réclame des avancées, pas un simple relevé de décisions. Au printemps, FO se félicite néanmoins d’avoir obtenu que la conférence puisse déboucher sur l’ouverture de négociations.FO pousse vers des suites plus normatives. Si cette orientation s’impose à la rentrée, la pression montera pour transformer les constats sur la pénibilité en mesures négociées.
CGTLa CGT a participé au lancement, mais avec une ligne plus offensive : abrogation de la réforme de 2023, critique des effets sur les femmes, les jeunes et l’emploi des seniors, défense d’un modèle solidaire avec retraite à 60 ans. Citation directe récente non trouvée dans les sources consultées pour la phase finale de juillet 2026.La CGT tire le débat du côté d’une remise à plat plus globale, en mettant plus fortement l’accent sur la réparation sociale et la reconnaissance des métiers usants.
MedefLe Medef a boycotté le lancement puis est resté absent des discussions selon plusieurs sources concordantes.Cette absence pèse sur la capacité de la conférence à transformer rapidement des convergences sur la pénibilité ou les parcours en engagements patronaux concrets dans les branches et les entreprises.

Repères chronologiques et ressources

Timeline des étapes passées et à venir

Conférence Travail Emploi Retraites

  • 04 11 2025 : Lancement politique de la conférence TER
  • 12 05 2025 : Plénière d’ouverture au CESE
  • 30 01 2026 : Premier atelier
  • 20 02 2026 : Deuxième atelier
  • 13 03 2026 : Troisième atelier et fin de la phase de diagnostic
  • 17 04 2026 : Quatrième séquence de travail
  • 22 05 2026 : Entrée dans une phase plus opérationnelle
  • 19 06 2026 : Séance de travail de fin de cycle
  • 01 07 2026 : Séance dédiée à l’atelier retraites
  • 03 07 2026 : Clôture de la première phase
  • 09 2026 : Rapport de synthèse annoncé à la rentrée

Cette chronologie s’appuie sur les sources officielles et syndicales consultées : Assemblée nationale, CESE, pages CFDT et reprises de Syndicalisme Hebdo.

Faits clés à retenir pour préparer la rentrée syndicale

  • Le rapport n’est pas encore public, mais il doit synthétiser à la fois les convergences, les divergences et des recommandations destinées à nourrir le débat social et politique.
  • La conférence a officialisé une grille d’analyse utile pour nos secteurs : les retraites se jouent aussi dans l’organisation du travail, la qualité de l’emploi et les parcours de carrière.
  • Pour l’agri-agro, les indicateurs de TMS, de manutentions et de jours perdus justifient de faire de la pénibilité un dossier prioritaire dès maintenant, sans attendre le rapport.
  • La retraite progressive à 60 ans existe déjà pour les salarié·e·s agricoles et du régime général : c’est un droit à faire connaître et un levier de sécurisation des fins de carrière à revendiquer dans les entreprises.

Sources prioritaires et liens utiles

La conférence TER se termine donc sans accord formel, mais pas sans enjeu. Pour la CFDT, la bataille utile commence maintenant : faire en sorte que la rentrée ne se limite pas à un rapport de plus, mais qu’elle rouvre concrètement le chantier du travail soutenable, des fins de carrière dignes et d’une retraite plus juste. Dans l’agri-agro, nous avons toutes les raisons d’être au rendez-vous : les chiffres de pénibilité sont connus, les attentes des salarié·e·s aussi, et des leviers existent déjà pour agir.

  • Dans les équipes et syndicats : recenser dès maintenant les situations d’usure, de TMS, d’horaires décalés, de maintien difficile dans l’emploi et les blocages d’accès à la retraite progressive.
  • Dans les entreprises : mettre à l’ordre du jour des CSE et des négociations les questions de prévention, de QVCT, de parcours seniors, de formation et d’aménagement des fins de carrière.
  • Pour les salarié·e·s concerné·e·s : vérifier l’éligibilité à la retraite progressive à 60 ans, demander les simulations utiles et exiger, en cas de refus patronal, une motivation conforme aux règles en vigueur.
  • À la rentrée : confronter le rapport attendu aux réalités du terrain agri-agro et porter une exigence simple : pas de nouvelle discussion sur les retraites sans avancées concrètes sur le travail. Cette ligne est pleinement cohérente avec la position CFDT depuis l’ouverture de la conférence.
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5ème séance de négociation « Pacte de la vie au travail »

Pacte de la vie au travail

Pacte de la vie au travail : Un nouveau souffle pour les transitions professionnelles et l’emploi des seniors.

Le vendredi 2 février 2024 a marqué une étape clé dans le dialogue social français avec la tenue de la 5ème séance de négociation du « Pacte de la Vie au Travail ». Les partenaires sociaux, résolus à avancer sans l’ingérence gouvernementale, ont mis l’accent sur la transcription fidèle des accords dans la législation, s’engageant dans une première phase de négociation centrée sur les transitions professionnelles et l’emploi des seniors.

Transitions professionnelles : Vers une simplification et un accompagnement renforcé

La CFDT a ouvert le débat en rappelant l’importance d’un droit à la reconversion professionnelle ancré territorialement, soulignant la nécessité de simplifier l’offre pléthorique de dispositifs existants pour la rendre plus accessible. L’accent a été mis sur l’amélioration de l’accompagnement via le Conseil en Évolution Professionnelle (CEP), notamment pour les petites entreprises dépourvues de services RH dédiés. Les syndicats ont également critiqué l’efficacité actuelle de l’entretien professionnel et ont appelé à une plus grande responsabilité des employeurs dans le financement de la formation continue.

L’Emploi des seniors au cœur des débats

Dans l’après-midi, l’emploi des seniors a pris le devant de la scène. La CFDT a souligné les défis posés par le vieillissement de la population active et la nécessité d’aborder tous les aspects du maintien en emploi, de l’anticipation de la fin de carrière à la soutenabilité du travail. Des propositions telles que des rendez-vous « perspectives professionnelles » et des aménagements de fin de carrière ont été avancées pour répondre à ces enjeux.

Divergences et perspectives

Les discussions ont révélé des divergences notables entre les attentes des organisations syndicales, focalisées sur la qualité de l’emploi et les conditions de travail, et celles des organisations patronales, plus orientées vers les besoins économiques et le financement de la reconversion. Ces dernières ont proposé des solutions comme le co-investissement dans la formation et l’introduction d’un « CDI Senior » pour améliorer l’employabilité des seniors, tout en soulignant la nécessité de changer les perceptions sur cette tranche d’âge du marché du travail.

Vers un avenir plus inclusif

La 5ème séance de négociation du Pacte de la Vie au Travail met en lumière les défis et les opportunités liés aux transitions professionnelles et à l’emploi des seniors. Alors que les partenaires sociaux continuent de débattre et de raffiner leurs propositions, l’objectif commun reste clair : construire un marché du travail plus inclusif et adaptatif, capable de répondre aux besoins d’une société en constante évolution.

Pour la CFDT, les propositions patronales énoncées lors de cette séance ne répondent pas aux enjeux et au changement de paradigme attendu pour réellement favoriser le maintien en emploi des seniors. La prochaine séance de négociation aura lieu le mercredi 7 février et sera consacrée aux transitions et parcours professionnels.
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Négociation du “Pacte de la vie au travail”

Pacte de la vie au travail

Le 22 décembre dernier, les locaux du Medef ont accueilli la première séance de la négociation nationale interprofessionnelle intitulée « Pacte de la vie au travail ». Cet événement marque une étape cruciale dans l’élaboration de politiques du travail plus adaptées aux réalités contemporaines, notamment à la suite de la crise sanitaire et des récents mouvements sociaux.

L’ouverture de cette session a été marquée par un tour de table des cinq organisations syndicales et des trois organisations patronales, chacune exprimant ses attentes et perspectives. L’objectif principal de cette première rencontre était de mettre en place l’organisation de la négociation, définissant la taille des délégations, le lieu et le calendrier, en conformité avec l’Accord National Interprofessionnel (ANI) de 2022 sur le Paritarisme.

Le positionnement stratégique de la CFDT

 

La délégation de la CFDT, conduite par Yvan Ricordeau, a clairement positionné cette négociation comme un moment stratégique. Soulignant les enseignements de l’enquête « Parlons travail » de 2016, la CFDT a mis en avant la nécessité de réviser les fondamentaux du rapport au travail, une exigence rendue encore plus pressante par la pandémie et la récente réforme des retraites.

La CFDT aspire à une négociation centrée sur des droits concrets, notamment en ce qui concerne l’emploi des seniors, la gestion de l’usure professionnelle et la mise en place du compte épargne-temps universel (CETU). Cependant, la délégation a également pointé du doigt deux obstacles majeurs : la neutralité financière exigée par le document d’orientation et la nécessité de traiter les sujets soulevés par le gouvernement pour éviter une réforme unilatérale du marché du travail.

Entre convergences et divergences

Les discussions ont révélé des points de convergence, notamment sur les enjeux des parcours professionnels, mais aussi des divergences significatives. Certaines organisations syndicales ont exprimé le désir de remettre en question la réforme des retraites et de réouvrir les discussions sur la pénibilité. Du côté des organisations patronales, l’accent a été mis sur l’augmentation du taux d’emploi et la simplification des dispositifs de transition professionnelle, bien que des réserves aient été émises sur le CETU.

Vers une négociation structurée en trois phases

 

Les partenaires sociaux ont convenu d’une négociation en trois phases, débutant par un diagnostic en janvier, suivi d’une phase de négociation proprement dite et se concluant par une phase d’arbitrage final en mars. L’objectif est d’aboutir, si possible, à un ANI unique couvrant tous les sujets abordés.

Perspectives et enjeux futurs

 

Cette première séance de négociation du Pacte de la vie au travail pose les jalons d’un débat crucial pour l’avenir du travail en France. Les mois à venir seront déterminants pour aligner les positions et concrétiser les aspirations des travailleurs et employeurs dans un contexte socio-économique en constante évolution. Les défis sont nombreux, mais cette négociation offre une occasion unique de remodeler le paysage du travail français pour les années à venir.

Publié par Jérôme Stravianos dans Actualités, 0 commentaire