Retraites, les syndicats claquent la porte

Les négociations sur la réforme des retraites ont été brèves et infructueuses entre l’intersyndicale et la Première ministre Élisabeth Borne. Alors que le Conseil constitutionnel doit rendre sa décision le 14 avril, l’intersyndicale appelle au retrait de la réforme, mettant en garde contre une possible crise démocratique si la réforme est adoptée en l’état. Les travailleurs sont encouragés à se mobiliser massivement pour défendre leurs droits.

© Syndheb

La rencontre entre l’intersyndicale et Élisabeth Borne a été brève et infructueuse en raison du refus catégorique de la Première ministre de retirer la réforme. Malgré des mois de silence du gouvernement, l’intersyndicale a accepté l’invitation de la Première ministre le 28 mars dernier, témoignant ainsi de sa responsabilité et de sa volonté de dialogue. Cependant, la réponse de la Première ministre lors de la réunion du 5 avril a été une nouvelle fin de non-recevoir, ce qui a conduit à la décision de l’intersyndicale de mettre fin à la réunion.

L’intersyndicale a exprimé son opposition à la réforme des retraites, la qualifiant d’injuste et brutale, et a appelé à la mobilisation des travailleurs. Laurent Berger a souligné que le gouvernement ne pouvait pas faire comme s’il ne s’était rien passé depuis trois mois et a exigé que les conditions de la confiance soient recréées pour relancer les discussions.

Les dirigeants syndicaux ont appelé au bon sens du Conseil constitutionnel, qui doit rendre sa décision le 14 avril, et ont exhorté les travailleurs à se joindre massivement aux cortèges prévus partout en France le jeudi 6 avril. Ils ont également averti que l’adoption de la réforme en l’état laisserait des traces et pourrait conduire à une crise démocratique.

En somme, l’intersyndicale refuse de passer à autre chose et d’ouvrir de nouvelles négociations. Elle en appelle au gouvernement pour qu’il écoute les revendications sociales et démocratiques, et retire la réforme des retraites. Les travailleurs, représentés par les organisations syndicales, ne se laisseront pas faire et continueront de se mobiliser pour défendre leurs droits.

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Acte 11 – Manifestation du 6 avril contre la réforme des retraites

Hier, 5 avril 2023, les syndicats ont quitté la réunion convoquée par Élisabeth Borne en moins d’une heure, témoignant une fois de plus du mépris du gouvernement pour les travailleurs. Les responsables syndicaux ont déclaré que la seule solution démocratique était le retrait de la réforme des retraites et qu’ils ne discuteraient pas d’autres sujets tant que cette réforme n’aurait pas été retirée. Laurent Berger, a appelé à une mobilisation calme mais forte pour faire entendre la voix des travailleurs. L’unité entre les syndicats est maintenue, avec chaque organisation consciente de la force qu’elle procure dans l’histoire sociale française. Le Conseil constitutionnel se prononcera sur la réforme le 14 avril et jusqu’à cette date, tout est bloqué.

« On avait une crise sociale qui se transforme en crise démocratique »...  « j'appelle un maximum de travailleurs et de travailleuses, de citoyens dans ce pays, à rejoindre les cortèges partout en France », afin de « démontrer la force de la démocratie sociale dans le calme, sans violence ».  a décaler Laurent Berger.
Manif du 06 avril place Carnot

Ce 6 avril de nombreux travailleurs grévistes se sont mobilisés une fois de plus pour lutter contre la réforme des retraites. Nous avons de plus en plus de raison de manifester, car les inégalités s’aggravent, l’extrême droite est en embuscade, nous devons poursuivre pour a préservation de notre modèle social.

Nous sommes en grève pour protester contre le contenu même de cette réforme qui repousse l’âge de départ légal de 62 à 64 ans, et qui veut faire travailler plus longtemps les travailleurs et les travailleuses de ce pays. C’est une attaque contre les travailleurs et une aggravation des inégalités, c’est une nouvelle attaque contre le monde du travail.

Dans le paysage politique actuel, le rôle des syndicats est plus important que jamais pour défendre les droits des travailleurs. Cependant, malgré leur importance cruciale, les syndicats doivent faire face à de nombreux défis, dont certains sont particulièrement inquiétants.

Les syndicats sont confrontés à l’extrême droite qui est en embuscade. Malgré le fait que ce parti vote régulièrement avec le gouvernement contre l’augmentation des salaires et l’imposition accrue des plus riches, qu’il méprise les grévistes et dénigre les syndicalistes, il parvient malheureusement à gagner du terrain. Il est difficile de comprendre comment un tel parti peut séduire une partie de la population, mais il est indéniable qu’il le fait.

Face à cette montée de l’extrême droite, le pouvoir joue avec le feu en lui accordant trop d’importance et en lui laissant trop de place pour s’exprimer. Les syndicats doivent absolument remporter une victoire pleine et entière pour faire cesser ce pas-de-deux dangereux entre le pouvoir et l’extrême droite.

Il est temps de prendre les devants et de s’engager résolument dans la lutte contre l’extrême droite. En s’unissant, en mobilisant les travailleurs et en faisant entendre leur voix, ils peuvent empêcher l’extrême droite de prendre le contrôle et défendre les droits des travailleurs de manière efficace. Cela nécessite une vigilance constante, une action concertée et une détermination sans faille, mais c’est un combat qui en vaut la peine pour l’avenir du travail et de la société dans son ensemble.

Le mouvement de retraite qui a commencé en janvier a entraîné de nombreuses souffrances et blessures physiques, suite à un maintien de l’ordre violent orchestré par un ministre de l’Intérieur qui semble plus intéressé à protéger ses troupes qu’à apaiser les tensions. Le comportement de Gérald Darmanin est de plus en plus problématique, car il semble chercher à tyranniser et à radicaliser la population, en prenant exemple sur les régimes autoritaires. Il a même été accusé de criminaliser la société civile, en s’en prenant à des organisations comme la ligue des droits de l’homme ou des groupes de défense du climat.

Malgré ces épreuves, nous ne perdons pas courage. Dès le début de la mobilisation, nous avons appelé à une convergence des luttes écologiques et sociales, même si cela a été difficile dans un contexte de violence policière. Nous avons tenu bon et sommes déterminés à continuer à défendre nos convictions. 
Dans l’histoire des luttes sociales, il est devenu évident que pour remporter des victoires, les mouvements sociaux doivent se renforcer à la base, tandis que les dirigeants se divisent en haut.
Grâce à nos luttes passées, nous avons déjà obtenu des résultats concrets. Cependant, il reste encore de nombreux défis à relever. La question du sens du travail est remise au cœur du débat, car de nombreux travailleurs se sentent exploités et insatisfaits de leurs conditions de travail.
Pour répondre à ces défis, il est essentiel que les mouvements sociaux continuent de se renforcer à la base, en s’organisant et en mobilisant les gens. Parallèlement, il est important de faire pression sur les décideurs et en créant des alliances avec d’autres groupes qui partagent les mêmes objectifs.

L’histoire des luttes sociales nous apprend que le changement ne vient pas facilement, mais qu’il est possible si nous sommes déterminés et solidaires dans notre lutte pour un monde plus juste et équitable. Les syndicats sont une force puissante dans cette lutte, et ils continuent de jouer un rôle clé dans la promotion des droits des travailleurs et la défense de leurs intérêts.

11h00 Le cortège s’élance à Saint-Etienne

11h40  Le boulevard urbain est noir de monde 

Un incendie a été allumé sur le talus. L’herbe s’enflamme. La fumée est visible de très loin.

11h58 les pompiers en grève venus éteindre l’incendie remonte le cortège à contre-sens sous applaudissements des manifestants.

Le message a été inscrit sur le crassier situé derrière le Clapier à Saint-Étienne. Un message tracé en lettres blanches. On peut lire « Macron ordure »

12h20 Les manifestants arrivent parc Joseph-Sanguedolce  « puits Couriot » 

13:00 Prises de paroles des organisations syndicales  

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Acte 10 – Manifestation du 28 mars contre la réforme des retraites

La participation à la dixième journée a baissé par rapport au 23 mars, mais reste élevée partout en France. Le mouvement ne lâche pas, même après deux mois et demi de bataille. Le pouvoir reste inflexible et a rejeté la médiation proposée par l’intersyndicale. Le ministère de l’intérieur a recensé 740 000 personnes, 5 100 dans la Loire  lors de la dixième journée de mobilisation, tandis que les syndicats en avance deux millions.
L’intersyndicale appelle à une onzième journée de mobilisation le 6 avril.

Tête du cortège à Saint-Etienne @François

Les manifestants Ligériens ont une fois de plus montré leur détermination à lutter contre la réforme des retraites en descendant dans les rues de Saint-Etienne le mercredi 28 mars. Pour la dixième fois en seulement 68 jours, ils ont réaffirmé leur opposition à cette réforme injuste qui menace l’avenir de tous les travailleurs et travailleuses de France.

A Saint-Etienne on a pu observé un cortège long d’un kilomètre. L’intersyndicale a annoncé un décompte de 15 000 manifestants. La préfecture de la Loire, quant à elle, a tenté de minimiser la mobilisation en dénombrant seulement 5 100 personnes. Mais la vérité est que les travailleurs et travailleuses sont déterminés à se faire entendre et à défendre leurs droits.

Ce mardi matin, les drapeaux des différents syndicats ont flotté haut dans le ciel stéphanois. Cette mobilisation a été l’occasion pour les travailleurs de se faire entendre face au gouvernement qui ne cesse de leur imposer des réformes inacceptables. 

Le cortège, qui a commencé à défiler dans les rues de Saint-Etienne vers 11 heures, s’est dirigé vers la place de l’Hôtel-de-Ville. Les maniféstants ont exprimé leur mécontentement en allumant des fumigènes et en scandant des slogans contre le président de la République, son gouvernement et l’article le plus célèbre de la constitution, le 49.3. L’ambiance était plutôt bon enfant, mais la détermination des travailleurs était palpable.
 
Malheureusement, la manifestation a été marquée par des violences. Vers 13h30, alors que le cortège n’avait pas fini d’arriver à la mairie, des CRS ont chargé un groupe de manifestants qui ont réussi à pénétrer dans la permanence du député Renaissance, Quentin Bataillon. Les travailleurs ont été confrontés à des gaz lacrymogènes, rendant l’air irrespirable. Les manifestants ont dû quitter les lieux, mais quelques réfractaires ont continué à affronter les forces de l’ordre pendant une petite heure, lançant des projectiles en réponse aux bombes lacrymogènes. Les travailleurs n’ont pas été les seuls à être touchés : au moins deux banques situées autour de la place de l’Hôtel-de-Ville ont également été vandalisées.
 
Nous ne laisserons pas le gouvernement et ses forces de l’ordre nous intimider. Nous continuerons à manifester et à faire entendre nos revendications jusqu’à ce que nos droits et notre dignité soient respectés. Nous exigeons des conditions de travail décentes et des retraites justes pour tous les travailleurs, sans exception. Nous ne laisserons pas les politiques nous prendre nos droits sociaux acquis durement. Nous sommes unis et déterminés, et nous ne lâcherons rien. 

De mon côté, étant en section de branche, j’ai manifesté avec les sections des industries agroalimentaires diverses et de la boulangerie-pâtisserie industrielle à Saint-Nazaire, aux côtés de la CFDT Pays de la Loire.

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Acte 9 – Manifestation du 23 mars contre la réforme des retraites

Suite au passage en force du gouvernement par le recours honteux à l’article 49-3 et rejet de la motion de censure à neuf voix près, la colère gronde dans tout le pays. Les travailleurs et travailleuses ne désarment pas et continuent de manifester leur opposition à cette politique injuste et antisociale. Les blocages économiques se multiplient, preuve que le mécontentement est généralisé.

Face à cette situation, le chef de l’État s’est cru bon de s’exprimer hier lors d’un entretien télévisé au journal de 13h, mais ses propos arrogants et méprisants envers les travailleurs et travailleuses ont déclenché la  fureur des travailleurs, des responsables syndicaux et l’ensemble des forces de l’opposition. Nous exigeons l’abandon immédiat de cette reforme injuste et la mise en place d’une politique sociale qui réponde aux besoins des travailleurs et travailleuses et qui respecte leurs droits fondamentaux.

Lors de l’intervention du président , nous avons assisté à un déversement de mensonges et de contrevérités. Nous ne pouvons pas tolérer cette tentative de discréditer les syndicats et principalement la CFDT et de justifier la violence policière. Les opposants à cette réforme ont exercé leur droit de manifester pacifiquement, et il est scandaleux de les dépeindre comme violents.

Nous exigeons que le gouvernement cesse de prétendre que cette réforme est indispensable, alors qu’elle n’est qu’une tentative de réduire les droits des travailleurs. Les travailleurs au SMIC ont besoin de plus que des promesses vides de pouvoir d’achat.

Le parcours de cette loi contre la réforme des retraites n’a pas été normal. Le gouvernement a tenté de passer en force en utilisant l’article 49-3, un affront à la démocratie parlementaire. Mme Borne n’a pas été courageuse, elle a simplement suivi les ordres du gouvernement, ignorant les millions de travailleurs qui ont manifesté contre cette réforme.

Nous ne pouvons pas rester silencieux face à cette désinformation. Nous devons défendre les travailleurs contre les mensonges et les tromperies du gouvernement. Les syndicats sont prêts à engager un dialogue constructif, mais cela ne peut se faire dans un environnement de mensonges et de tromperies.

En ce jeudi 23 mars, nos forces se sont à nouveau rassemblées pour la neuvième journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Dans toute la Loire, deux manifestations massives ont été organisées, à Saint-Étienne et Roanne, pour faire entendre notre colère face à ce projet destructeur.

Les travailleurs de l’énergie, de l’agroalimentaire, des services, de la santé, les enseignants et les étudiants sont en première ligne de cette lutte cruciale pour notre avenir. Nous refusons catégoriquement que nos droits soient sacrifiés sur l’autel de la rentabilité et de l’austérité.

Notre détermination est plus forte que jamais, et nous ne reculerons pas tant que nos revendications ne seront pas entendues. Nous exigeons le maintien de notre système de retraite solidaire et juste, qui garantit une vie digne pour tous les travailleurs, sans exception. Nous appelons tous les travailleurs à se joindre à nous dans cette lutte essentielle pour nos droits et notre dignité.

En marge de la manifestation des manifestants ont bloqué la RN88 à hauteur du tunnel du rond-point à Saint-Étienne avant de se mettre en route vers la Chambre de commerce et d’industrie, cours Fauriel.

11:00 Le cortège stéphanois commence à s’élancer avec une demi-heure de retard, des personnes continuent d’affluer pour rejoindre le cortège.

11:30 A Saint-Étienne, la mobilisation syndicale est massive et le cortège, fort de sa détermination à faire entendre sa voix, s’étire sur des centaines de mètres. Les derniers militants ont enfin quitté la Chambre de commerce et d’industrie. 

 

12h00 Le son retentissant de la sirène des camarades pompiers résonne dans nos cœurs militants alors que nous atteignons l’hôtel de Région, situé en bas du cours Fauriel. Les manifestants, sommes déterminés à faire entendre leurs voix et à défendre leurs droits contre cette reforme injuste.

12h10 Le cortège arrive place Jean-Moulin

12h25 Les manifestants arrivent en centre-ville. Ils sont entre la place du Peuple et l’hôtel de ville. »

12h40 Les premiers manifestants arrivent à l’hôtel de Ville.  La foule se rassemble en masse, leurs chants puissants résonnent à travers la place.
Les pompiers font résonner leur sirène et des détonations très fortes se font entendre, plus puissantes encore que des pétards.
Un quart d’heure après les manifestants affluent encore vers la place de l’Hôtel de Ville.

13h00 Prise de paroles des organisations syndicales et de la jeunesse.

13:20 Dans la foule immense rassemblée sur la place de l’Hôtel de Ville, les manifestants unissent leur voix pour chanter le traditionnel « chalala » résonne à la fin des manifestations stéphanoises après les prise de parole syndicale. (voir la vidéo) 

 

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Acte 8 – Manifestation du 15 mars contre la réforme des retraites

Nous étions réunies ce mercredi matin pour cette huitième journée de mobilisation contre la réforme des retraites.

A Saint-Étienne le départ du cortège était fixé à 10h30 devant la gare Châteaucreux avec un passage devant le MEDEF et une arrivée au stade Geoffroy-Guichard. Environ 15 000 personnes on participer à la manifestation. Lorsque le cortège est passé devant le  Medef il y a eu quelques heurts entre manifestants et forces de l’ordre.

10h20 Les manifestants se rassemble sur le parvis de la gare

11h10 Le cortège s’élance avec plus d’une demi heure de retard.


banderole jeunes
11h45 Le Cortège arrive sur le boulevard Jules-Janin. Des jeunes déploient une grande banderole ou on  peut lire «la jeunesse de Sainté ne va rien lâcher».




12h32 Les manifestants arrivent devant le MEFEF une opération de collage d’affiche est prévue par l’intersyndicale, afin d’envoyer un message au patronat. « Le Medef est sans cesse en train de demander des baisses de cotisations ou des exonérations de cotisations, et quand on exonère les cotisations, c’est autant d’argent qui ne rentre pas dans les caisses pour financer les retraites », acquiesce Laurent Picoto, secrétaire régional de la CFDT Auvergne-Rhône-Alpes

12h45 L’accès au MEFEF est bloqué pas les forces de l’ordre, ce qui provoque des huées, coups de sifflet de la foule. Les forces de l’ordre font usage de gaz lacrymogènes et donnent des coups de matraque pour disperser une partie des manifestants qui n’avaient pas l’intention de bouger..


13h00  Le début du cortège est arrivée devant Geoffroy-Guichard



13h10 Discours des organisations syndicales

13h10 Quelques photos de la manifestation à Roanne, Merci François !

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La Syndicaliste – l’histoire vrai d’une déléguée syndicale CFDT

Affiche film la syndicaliste

La_syndicaliste, un film adapté du livre de Caroline Michel-Aguirre, relate l’histoire vraie de Maureen Kearney, une professeur d’anglais chez Areva et déléguée syndicale de la CFDT. Lorsque des négociations secrètes avec la Chine menacent les emplois des travailleurs, Maureen prend les choses en main et fait tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher l’accord.

Mais un jour, alors qu’elle s’apprête à utiliser sa dernière carte pour faire entendre sa voix, Maureen est agressée chez elle. Les enquêteurs cherchent à savoir qui a voulu la faire taire, mais également s’il est possible que tout ait été mis en scène par Maureen pour faire entendre son message. Cette agression atroce souligne les risques auxquels sont confrontés les militants syndicaux qui luttent pour les droits des travailleurs.

Le film met en lumière le combat sans faille d’une syndicaliste engagée et courageuse, qui n’a pas peur de fréquenter des hommes politiques et des hommes d’affaires influents pour faire avancer sa cause. Isabelle Huppert incarne avec brio ce personnage complexe et captivant, qui se bat pour protéger les emplois de ses collègues tout en faisant face à de nombreux obstacles.

Les similitudes entre la vraie Maureen Kearney et le personnage interprété par Isabelle Huppert sont frappantes, et l’équipe du film a cherché à rester fidèle à la réalité en recréant les lieux et en faisant jouer les vrais dirigeants d’Areva par des acteurs. Des personnalités politiques telles qu’Arnaud Montebourg sont également représentées dans le film, ce qui renforce l’aspect réaliste et crédible de l’histoire.

“Si ce film met en valeur le combat sans faille d’une syndicaliste engagée, victime d’une agression atroce (…), il ne dit absolument rien sur ceux qui étaient à ses côtés dans ce combat.”

Le film est un thriller politique, un drame sur la condition de la femme et une enquête de société. Il explore les relations complexes entre les syndicats, les entreprises et les gouvernements, ainsi que les défis auxquels sont confrontées les femmes qui s’engagent dans des domaines dominés par les hommes. La partie politique est particulièrement dynamique et captivante, tandis que la partie psychologique est plus nuancée et introspective.

La fin du film est alourdie par les nombreux sauts dans le temps, ce qui peut rendre l’histoire difficile à suivre pour certains spectateurs. Cependant, le scénario utilise des astuces cinématographiques pour maintenir l’intérêt du public, en alternant entre des scènes d’action et des moments plus calmes et réfléchis.

En fin de compte, La syndicaliste est un film captivant qui met en lumière une histoire oubliée, mais importante, de la lutte pour les droits des travailleurs. Il souligne les risques et les défis auxquels sont confrontés les militants syndicaux, en particulier les femmes, et met en évidence l’importance de la persévérance et de la détermination dans la lutte pour la justice sociale.

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Indemnisation des jours de grève comment en bénéficier ?

La prestation grève permet de compenser la perte de salaire des adhérents CFDT pendant leur mobilisation. Ce service est proposé par la Cnas (Caisse nationale d’action syndicale) qui est financée par une partie des cotisations syndicales à la CFDT.

Les conditions d’indemnisation des adhérents grévistes ont fait l’objet de nombreux débats et les modalités ont évolué au fil des Congrès.

La CFDT est la seule organisation syndicale française à disposer d’une « caisse de grève » pour ses adhérents. En cas de retenues de salaire pour fait de grève, elle les aide financièrement.

Quelle aide ?

Lorsque son syndicat appelle à un mouvement de grève, l’adhérent ayant fait l’objet d’une retenue de salaire pour « fait de grève » peut percevoir une indemnisation forfaitaire de la part de la Cnas: 7,70 €/heure (valeur 2023) pour les salariés à temps plein, au prorata du temps de travail pour ceux à temps partiel. Une carence avait été instituée pour le déclenchement de l’aide financière de la Cnas pour chaque adhérent concerné. La volonté était que la Cnas n’indemnise qu’à partir de la deuxième journée de grève. La carence d’une journée a ainsi été instituée par le Conseil national d’avril 1975. Cette carence d’une journée a été remplacée par une carence de 7 heures (pour un temps plein au prorata pour un temps partiel ) au congrès de Marseille de 2014. L­e congrès de Rennes de 2018 a décidé que la carence était un seuil déclencheur et qu’une fois franchi, toutes les heures retenues devaient être indemnisées.st appliquée pour un temps plein. Lors du congrès de Lyon de 2022­, nous avons décidé collectivement de faire évoluer à nouveau cette carence en la passant à 6 heures 45.

Pour qui ?
Tout adhérent depuis au moins 6 mois. Exception : dans certains cas, les adhérents ayant cotisé depuis moins de 6 mois peuvent bénéficier d’une demi-prestation grève.

Cas spécifique de la grève contre la réforme des retraites 2023

Le Conseil national confédéral (CNC) a voté à l’unanimité, l’indemnisation des jours de grève à la suite de l’appel à mobilisation de la Confédération contre la réforme des retraites. Grâce à cela nos adhérentes et adhérents grévistes peuvent se faire indemniser.

Quelles conditions pour être indemnisé.e ?

  • Avoir adhéré avant le 19 janvier 2023.
  • Être à jour de ses cotisations. Les adhérentes et adhérents ayant cotisé depuis moins de 6 mois peuvent bénéficier d’une demi-prestation grève.
  • Avoir cumulé un minimum de 6 h 45 de grève (3 h 23 si vous êtes à mi-temps) sur les dates de préavis CFDT à savoir les : 19 janvier, 31 janvier, 7 février, 11 février, 16 février et 7 mars (et celles éventuellement à venir). Cela peut être 6h45 sur une même journée ou 6h45 de grève cumulées sur plusieurs jours de mobilisation.
  • Suivre la procédure qui vous sera donné par votre délégué syndical

Faire parvenir par mail à votre syndicat:

– votre NPA (numéro personnel d’adhérent·e CFDT).

– vos fiches de paie, complètes et lisibles, sur lesquelles apparaissent les retenues liées à la ou les journées de grève.

C’est votre syndicat qui se chargera ensuite de faire la demande d’indemnisation. C’est lui et seulement lui qui est habilité à en faire la demande.

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Acte 7 – Manifestation du 11 Mars contre la réforme des retraites à Saint-Etienne

Manifestation 11 mars

Ce samedi 11 mars  nous étions encore mobilisé  contre la réforme des retraites. La manifestation est parti de la gare de Châteaucreux pour rejoindre la place de l’Hôtel-de-Ville. On pouvait compter 8.000 manifestants selon les syndicats , 2.350 participants selon la police.

Le gouvernement a exprimé sa volonté d’aller vite dans la mise en œuvre de la réforme des retraites, et pour cette raison, le projet a été présenté dans une procédure spéciale de seulement 50 jours, ce qui limite les débats au Parlement. De plus, le président a montré du mépris en ne s’exprimant que deux fois et en refusant de recevoir l’intersyndicale après la journée du 7 mars, sans aucune inflexion dans sa position. En outre, l’article 7 de la loi, qui prévoit un allongement de l’âge de départ à la retraite à 64 ans, a été voté en pleine nuit au Sénat, sans prendre en compte la forte opposition de la population à cette mesure. Bien que ce calendrier peu démocratique soit décrié, il n’entame en rien la détermination de la population, qui s’oppose massivement à la réforme. En effet, un premier sondage réalisé le 16 janvier par le CSA indiquait que 61% des Français étaient opposés à la réforme, tandis que le même institut, le 15 février, annonçait un rejet de 67%, soit une augmentation de 6 points.

Face au mépris du gouvernement, une seule réponse est la mobilisation, toutes et tous toujours mobilisés et déterminés pour s’opposer à la reforme des retraites et dire 64 ans c’est non.

À l’issue de la manifestation, un hommage a été rendu à Christophe, le militant CGT décédé mardi: «Il a voulu porter le drapeau de la lutte encore plus haut parce que on ne nous entend pas», qui a été suivi d’une minute d’applaudissements.

Hommage a Christophe, le militant CGT décédé mardi 7 Mars 2023

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Acte 6 – Manifestation du 7 mars contre la réforme des retraites

manifestation du 07 mars

10h20 A Saint-Étienne de très nombreux manifestants sont présents contre la reforme des retraites le rond-point du cours Fauriel est plein.

Peu avant le départ de la manifestation, un petit groupe de manifestants ont envahi la RN88. Ils ont déployé une immense banderole « Mettons la France à l’arrêt jusqu’au retrait » sur le pont de la nationale 88.

11h10 Le cortège commence à partir avec 30 minutes de retard

11h30 Les manifestants descendent le cours Fauriel

12h40 Les premiers manifestants arrivent place de l’hôtel de ville
Alors que nous attendons sur les marches de la mairie avec les premiers manifestants et que la place de l’Hôtel de Ville est presque remplie, d’autres sont encore en train d’arriver sur le cours de la Libération. Cela en dit long sur l’ampleur de la mobilisation et avec les 8 800 manifestants annoncés par la préfecture on peut se demander s’il n’y a pas une tentative de minimiser le nombre de manifestants afin d’éviter que le chiffre global de manifestants en France n’atteigne un million, ce que le gouvernement redouterait.

Manif du 7 Mars

13:01 Le discours des organisations syndicales va bientôt commencer

Compter les participants à une manifestation est toujours extrêmement difficile, surtout lorsque celle-ci est importante. Cependant, les chiffres annoncés par la Préfecture de la Loire ce mardi 7 mars sont incompréhensibles, car elle affirme qu’il y avait 8 800 manifestants à Saint-Étienne. Toute celles et ceux qui étaient présents à cette manifestation peuvent affirmer qu’il y avait beaucoup plus de monde. Le cortège mesurait plus de 2 kilomètres, ce qui est plus long que lors de la manifestation du 19 janvier qui mesurait 1,7 kilomètre. Cette manifestation est la plus importante des manifestations organisées en semaine depuis le début du mouvement contre la réforme des retraites.

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Table ronde  » Pour parler retraites, parlons d’abord du travail »

Débat retraites

Dans le cadre de la mobilisation contre le projet de réforme des retraites, la CFDT a organisé une discussion entre syndicalistes et intellectuel.les le 23 février 2023 sur le thème « Pour parler retraites, parlons d’abord du travail ».

On aurait du parler travail avant de parler retraites, la CFDT l’a répété, les millions de travailleurs qui se mobilisent actuellement le prouvent.
Une réforme des retraites, c’est d’abord un enjeu de justice sociale. On doit aller vers l’équité sur l’âge de départ et la pénibilité. On nous propose à contresens de l’époque une mécanique globale sans prise en compte de la personne et de son travail.
On a un problème de responsabilité des employeurs sur la question de l’emploi des séniors. Comment on fait quand on peut pas parler d’évolution des compétences dans l’entreprise ? On a aussi réduit à peau de chagrin les dispositifs de transition professionnel.

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Syndicat Général Agroalimentaire CFDT de la Loire
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